Start-up
Jeune entreprise innovante qui cherche un modèle économique scalable et vise une croissance rapide grâce à la technologie.
Voir la définitionBon de souscription de parts de créateur d'entreprise
Instrument financier que les jeunes sociétés non cotées peuvent attribuer à leurs salariés et dirigeants pour les associer à la création de valeur future de l'entreprise, sans engager immédiatement leur trésorerie.
Le BSPCE est un droit, et non une action elle-même. Concrètement, l'entreprise attribue à un bénéficiaire le droit d'acheter ultérieurement un certain nombre d'actions, à un prix défini dès le départ. Si la valorisation de la société progresse entre la date d'attribution et la date d'exercice, le bénéficiaire peut acquérir les titres à un prix devenu avantageux et constater une plus-value.
Cet outil a été conçu pour aider les jeunes entreprises en croissance à attirer et fidéliser des talents sans devoir augmenter immédiatement leurs salaires, en partageant l'éventuelle réussite future de la société.
Le mécanisme repose sur un décalage entre le moment où le bon est attribué et celui où il peut être effectivement converti en actions. Trois étapes structurent ce parcours.
La société octroie au bénéficiaire un certain nombre de BSPCE et fixe le prix d'exercice, c'est-à-dire le prix auquel les actions pourront être acquises plus tard.
Le bénéficiaire acquiert progressivement le droit d'exercer ses bons, généralement sur une période de quatre ans avec une période d'attente initiale d'un an.
Une fois le calendrier d'acquisition respecté, le bénéficiaire peut convertir ses BSPCE en actions au prix initialement fixé, puis éventuellement céder ses titres en cas de revente de la société.
Pour pouvoir attribuer des BSPCE, l'entreprise émettrice doit remplir plusieurs critères cumulatifs. Ces conditions visent à réserver le dispositif aux jeunes structures en croissance.
La société doit être une PME française ou européenne et ne pas être cotée sur un marché réglementé.
Elle doit exister depuis moins de quinze ans au moment de l'attribution.
Son capital doit être détenu, directement ou indirectement, à hauteur d'au moins 25 % par des personnes physiques.
Le bénéficiaire doit être salarié ou dirigeant de la société émettrice ou d'une filiale éligible.
Au-delà du mécanisme financier, l'intérêt des BSPCE repose largement sur leur régime fiscal et social allégé par rapport à d'autres formes de rémunération en titres. Ce traitement particulier explique leur popularité dans l'écosystème des start-up.
Le gain réalisé lors de l'exercice et de la cession des BSPCE est, dans la plupart des cas, soumis à une imposition forfaitaire, à laquelle s'ajoutent les prélèvements sociaux. Le taux applicable peut varier selon l'ancienneté du bénéficiaire dans l'entreprise et la durée de détention des bons. Un éclairage personnalisé auprès d'un conseiller fiscal reste indispensable avant tout engagement.
Côté entreprise, le BSPCE est particulièrement adapté aux jeunes sociétés qui veulent aligner leurs équipes sur la création de valeur long terme sans peser sur leur trésorerie immédiate. Il s'inscrit ainsi dans les outils classiques de rémunération étendue, aux côtés des actions gratuites ou des stock-options.
Côté bénéficiaire, c'est un pari sur la croissance future de la société : le gain n'existe que si la valorisation augmente entre l'attribution et l'exercice. La discipline consiste à comprendre la mécanique, à vérifier les conditions d'éligibilité de la société et à anticiper sereinement la fiscalité de sortie.
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D'autres définitions du glossaire qui complètent cette notion.
Jeune entreprise innovante qui cherche un modèle économique scalable et vise une croissance rapide grâce à la technologie.
Voir la définitionPersonne physique qui investit son patrimoine personnel dans des entreprises en phase de démarrage et apporte souvent son expérience.
Voir la définitionTitre représentant une part du capital d'une société, donnant droit à un dividende et à un droit de vote.
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